dimanche 11 novembre 2012

JOHN LATHAM


L'artiste conceptuel John Latham naît le 23 février 1921. Il décède en 2006 à Londres. Son oeuvre est liée à une théorie de l'art comme mode de connaissance, insistant sur le caractère essentiellement transitoire des réalités matérielles.
De 1946 à 1950, John Latham
étudie à la Chelsea School of Art.
Il commence à utiliser en 1954 la peinture au pistolet comme moyen de relier l'instantanéité de l'action et l'oeuvre picturale.
John Latham est cofondateur de l'Institute for the Study of Mental Images. Il met en avant le rôle des micro-événements comme unités fondamentales de l'Univers et envisage l'utilisation d'objets réels comme un mode de transposition de l'événement dans la peinture. 
En 1966, il crée l'Art Placement Group, dont l'objectif est de relier les artistes et l'industrie, le commerce et le gouvernement.
En 1976, Latham travaille en Ecosse sur le paysage industriel, cherchant des solutions esthétiques à la réutilisation des terrils et sur l'espace urbain autour de Glasgow.
Des expositions de son oeuvre se déroulent en 1975 à la Kunsthalle de Dusseldorf et en 1976 à la Tate Gallery de Londres.

http://www.moreeuw.com/histoire-art/biographie-john-latham.htm

Art et Culture

ROBERT MORRIS

Card file est un fichier de bibliothèque listant sur chaque onglet une de opérations abstraites nécessaires à sa propre construction. Ici, le paradoxe réside dans la notion d’œuvre elle-même : le processus créateur est plus important que la création elle-même, la création n’est parfois plus nécessaire dans la mesure où le projet est déjà une production. Mais Card file représente la synthèse de cette dialectique : si l’exécution est exposée il n’en reste pas moins la présence de l’exécuté. Et c’est là où réside la tautologie absolument fermée de Morris : le réalisé représente la réalisation qui elle-même constitue le réalisé. Pourtant si le propre de cette tautologie est d’être fermée dans le chiasme habituel ; elle mène à un vaste champ réflexif ouvert.
            On peut dire qu’il s’agit en fait d’une marche réflexive. Par la mise en abyme de l’œuvre, le spectateur est entraîné dans une spirale infinie : la production ne semble pas achevée puisqu’elle propose comme « la recette » d’une autre production, elle renvoie même à une infinité de productions similaires. L’œuvre est de ce fait complètement désacralisée. Elle suggère en fait plusieurs choses : le processus créatif n’existe plus car il devient impersonnel, comme la fabrication d’un gâteau à partir d’une recette. L’action n’est plus réfléchissante comme au temps où l’artiste ne savait pas encore ce que son œuvre allait être et qu’il ne la découvrait qu’une fois achevée, comme étrangère à son acte, mais bien déterminante au sens où le concept précède l’œuvre : et ceci s’exprime d’autant plus parfaitement ici que le projet se confond avec l’œuvre, que l’œuvre représente le projet. Ici, l’œuvre de Morris s’apparente même à une revendication purement conceptuelle qui veut que
le projet soit une véritable création à part entière ; que la création soit de l’ordre de l’idée et non du sensible. Il ne s’agit pas néanmoins de la démarche de l’artisan pour qui le concept précède à l’ouvrage car le concept lui est  donné de l’extérieur. Or chez l’artiste conceptuel, il s’agit de création véritable de concept. Ainsi, le projet existe en tant que démarche artistique qui permet de faire de l’art sans œuvre. Mais cela n’induit-il pas un bouleversement de la notion d’art ?

http://sergecar.perso.neuf.fr/TPE/art_concept/art_concept9.htm

Card file

ROBERT RAUSCHENBERG




Robert Rauschenberg est sans doute l'un des peintres américains les plus importants de notre époque. Né en 1925, il a fait l'essentiel de ses études au Kansas City Art Institute, puis au Black Mountain College en Caroline du Nord de 1948 à 1949 avec le peintre Josef Albers.
C'est à partir de 1950, qu'il se fait connaître par ses illustrations de "L'Enfer "de Dante, alors achetées par le Museum of Modern Art de New York. Il réalise sa 1ère exposition en 1951, puis voyage en Europe et en Afrique du Nord, pendant les   deux années suivantes.
De retour à New York, il développe sa technique des collages, et y expose en 1953,   ses toiles “All White” et “All Black”. De 1953 à 1955, il expérimente des collages et assemblages faits de ficelles et de cordes, de papiers, oiseaux empaillés, et même de pierres et de roches.
La période suivante qui va de 1958 à 1961 est celle des “combine-paintings”  où il colle des accessoires, et des objets hétéroclites en recherche de textures et de couleurs sur des fonds tachistes, cela en réaction à l’Expressionnisme Abstrait de l’Action Painting. Il va jusqu'à supprimer le fond, ce qui donne lieu aux prémices  du Pop’Art. 
ll se trouve reconnu à l'échelle internationale avec le Grand Prix de la Biennale de Venise qu'il obtient en 1964 devant le peintre français Roger Bissière tandis que ses oeuvres sont disputées par les galeries et les musées du monde entier.Après la mort de Jackson Pollock en 1956, il donne un nouveau souffle à la peinture américaine, et développe l'utilisation de différentes autres techniques telles que la sérigraphie, la photographie, la gravure, ajoutés à la peinture et aux objets collés sur différents supports comme le bois, le métal, le papier..
Après 1976, il revient à la création d’objets, de tissus aux  textures variées, qu'il assemble sur des panneaux muraux selon des techniques différentes, et en 1985, il crée le "Rauschenberg Overseas Cultural Interchange", qui consiste à faire tourner dans différents pays les oeuvres de ses 20 dernières années.Peu connu du grand public français, il a incarné avec Jasper Johns l'un des pôles les plus significatifs de la peinture américaine contemporaine, avec sa conception événementielle de la peinture. Pour lui " l'art a tout à voir avec la vie, mais il n'a rien à voir avec l'art", et "mon ambition, dit-il, n'est pas de continuer à peindre des oranges pourries, mais de faire du bon journalisme"."Je ne fais ni de l'Art pour l'Art, ni de l'Art contre l'Art. Je suis pour l'Art, mais pour l'art qui n'a rien à voir avec l'Art, car l'art a tout à voir avec la vie." Robert Rauschenberg.
Robert  Rauschenberg est décédé le 12 mai 2008 à Captive Island en Floride.



http://www.lemondedesarts.com/ArticleRobert%20Rauschenberg.htm

Rauschenberg R. : Lithographie signée : Most distant visible part of the sea
Most distant visible part of the sea
Rauschenberg R. : Lithographie signée : Kennedy Campaign
Kennedy Campaign
Rauschenberg R. : Estampe signée : Human rights
Human rights
Tableau de De Kooning effacé

dimanche 4 novembre 2012

FRANK STELLA

Pionnier du minimalisme et figure majeure de l'Op Art, Frank s'impose comme un des premiers artistes à distinguer l'expressionnisme de l'abstraction. Formé à la peinture à la Phillips Academy d'Andover et à l'histoire de l'art à l'université de Princeton, le peintre s'inspire tout d'abord de Jackson Pollock, avant de puiser plus franchement dans l'abstraction géométrique de Barnett Newman. C'est en 1950 qu'il décide de s'installer à New York, où il rencontre Jasper Johns, Philip Johnson et Robert Rauschenberg. Influencé par Josef Albers et le travail du Bauhaus, il délaisse alors le lyrisme de l'expressionnisme abstrait au profit de ses 'black paintings'. Celles-ci sont présentées en 1959 par le Museum of Modern Art de New York pour 'Sixteen Americans', puis l'année suivante dans le cadre de sa première exposition personnelle. Frank Stella initie alors la peinture-objet, influençant considérablement le minimalisme ainsi que les artistes Carl André et Donald Judd. Inventeur du procédé du 'shaped canvas', ou 'toile découpée', le plasticien s'empare également de l'aluminium et du cuivre pour réaliser une série de peintures alternant des bandes régulières de peinture colorée et de minces filets laissés vierges. L'artiste est alors un des premiers à explorer d'autres formats que le rectangle ou le carré, comme en atteste sa série 'Irregular Polygon', initiée au milieu des années 1960. C'est durant cette même période qu'il produit 'Protractor Series', des oeuvres où s'entrelacent courbes et carrés. Dès 1975, le peintre s'oriente cependant vers des constructions en relief, enchevêtrant une myriade d'arabesques colorées et des motifs découpés - allant des oiseaux exotiques aux vagues. Il est aussi l'auteur de sculptures colossales en acier poli ou brûlé, parfois inspirées du 'Moby Dick' d'Herman Melville. Deux rétrospectives de son oeuvre sont présentées au Museum of Modern Art de New York, respectivement en 1970 et 1987, et 'Le Prince de Hambourg', une de ses sculptures, est installée à la National Gallery of Art de Washington en 2001. Une véritable consécration pour cet artiste précurseur, qui a dominé sans conteste la scène artistique des années 1950.

http://www.evene.fr/celebre/biographie/frank-stella-35532.php

Black paintings






JACKSON POLLOCK


"Représentant de la peinture expressionniste abstraite américaine, Jackson Pollock arrive à New York en 1930 où il suit les cours du peintre Thomas Benton jusqu'en 1932. Il en garde un fort intérêt pour les surfaces dynamiques et rythmées. Il s'intéresse également à l'artisanat indien, aux fresques des artistes mexicains, à la peinture de Miro et de Masson dont il retient l'automatisme non pas psychique mais physique, mais sa référence véritable reste tout au long de sa vie Picasso. De 1938 à 1947 il traite principalement des thèmes mythologiques, même si l'on voit apparaître dans ses toiles, dès les années 1942-1943, des tracés linéaires ou encore des rythmes de couleurs crues formant des compositions sans points privilégiés et où la figuration disparaît complètement. Il quitte New York en 1945, pour s'installer avec sa femme Lee Krasner à la campagne dans le East Hampton. C'est là-bas qu'en 1947, il met fin à l'utilisation traditionnelle du pinceau et lui préfère le dripping, projection de peinture sur la toile et surtout le pouring, coulage du matériau à partir du pot de peinture ou d'un bâton. Les tableaux prennent la forme d'entrelacs colorés déposés sur une toile à même le sol où aucun sens de lecture ne prévaut. Jackson Pollock est l'un des tenants de ce que le critique Harold Rosenberg nomme l'action painting, une peinture gestuelle qui nécessite un engagement physique de l'artiste avec sa toile. Les dernières années de la vie de Pollock sont marquées par une crise créatrice et il meurt tragiquement dans un accident de voiture."

http://www.evene.fr/celebre/biographie/jackson-pollock-25858.php

Pollock en train de peindre




Danse autour du tableau

RENE MAGRITTE

René Magritte est un peintre belge du mouvement surréaliste (1898 - 1967). Sa jeunesse est marquée par de multiples déménagements, l'instabilité financière due aux mauvaises affaires de son père et la mort dramatique de sa mère en 1912 qui se suicide par noyade dans la Sambre. Il s'installe en 1914 à Bruxelles pour suivre les cours de l'Académie des Beaux-Arts. A l'Académie, le jeune peintre rencontre Victor Servranckx et Pierre-Louis Flouquet qu'il suit dans l'aventure constructiviste du groupe 7 Arts, période durant laquelle il effectue ses premiers travaux décoratifs, publicitaires et ses toiles cubistes (voir notamment " Autoportrait " de 1923 et les oeuvres pré-1926 comme " Le modèle " ou " L'écuyère "). En 1923, le poète Marcel Lecomte lui montre une photographie du Chant d'Amour (1914) de Giorgio de Chirico. C'est le choc et le début de sa grande période surréaliste avec, en 1926, la réalisation de " Le Jockey perdu ". Il s'installe ensuite en banlieue parisienne où il fréquente André Breton, Paul Eluard et le groupe surréaliste parisien avec lequel il participe au dernier numéro de La Révolution surréaliste avec un texte majeur : Les Mots et les images. De retour à Bruxelles en 1931, tout en étant devenu le chef de file du mouvement surréaliste en Belgique, Magritte ouvre un atelier de création publicitaire. Pendant la guerre, il revient brièvement à l’impressionnisme (voir notamment " La cinquième saison " et " Le premier jour " de 1943), pour retrouver ensuite le surréalisme. Après la guerre, Breton sera très critique par rapport à cette période définie par Magritte comme étant le "surréalisme en plein soleil". En 1953, il obtient de Gustave Nellens la commande d'une décoration murale destinée à la Salle du Lustre du Casino de Knokke pour lequel il réalise " Le Domaine enchanté " où se retrouve tout l'univers du peintre. L'année suivante, il peint l'une de ses toiles les plus connues, " L'Empire des lumières " (dont il existe plusieurs versions). Jusqu'à la fin de sa vie, Magritte cherchera à innover grâce à de nouvelles techniques, comme au travers de bronzes inspirés de son oeuvre qui seront coulés après sa mort. En 1973, Michel Foucault lui consacre son célèbre essai Ceci n'est pas une pipe, qui emprunte son titre au célèbre tableau de 1929 " La trahison des images ".

http://fiches.lexpress.fr/personnalite/rene-magritte_328551/biographie

La corde sensible

Golconde

Ceci n'est pas une pipe

Condition humaine

Le viol

Tentative de l'impossible

OSCAR DOMINGUEZ

Oscar Dominguez est né en 1906 à Ténériffe (Canaries) où son père était exportateur de bananes.Adolescent, son père l'envoie à Paris pour surveiller ses comptoirs, mais Dominguez se contente d'y "faire la fête" et de la peinture. Ses premières toiles, habilles et pleines de trouvailles, sont surtout influen­cées par Dali et Ernst. En 1953, il organise une exposition surréaliste à Ténériffe et, l'année suivante, entre dans le groupe surréaliste de Paris. Dominguez s'est toujours montré découvreur de nouvelles techniques. C'est lui qui, le premier, employa la technique de la décalcomanie, procédé qu'il limitait à l'encre et à la gouache, mais que Ernst devait étendre à la peinture à l'huile. Dès 1957, il se laisse aller à la peinture automatique, réalisant ainsi une série de peintures à dominance bleue. C'est la période cosmique qui nous découvre un fouilli d'armatures qui envahissent l'espace: Nostalgie de l'Espace (1939). 
A partir de 1934, Dominguez participe à toutes les expositions surréalistes. En 1943, galerie Carré à Paris, il expose une série de toiles figuratives inspirées par Chirico (Le Pirate). Il publie La Pétrification du Temps, théorie des objets "li­thochroniques'' et en 1945, il exécute une grande fresque à l'hôpital Sainte-Anne à Paris (en collaboration avec Delanglade, Fernandez, Jean et Henry). II participe à l'Exposition Internationale du Surréalisme qui a lieu à Bruxelles, mais reste absent de l'exposition chez Maeght en 1947.
Il expose au Salon des Sur­indépendants et tente de renouveler son style en appliquant des nouveaux procédés tels que la peinture sur feutre. Déçu par l'échec de sa dernière exposition il se suicide en s'ouvrant les veines le 31 décembre 1957.
Le fascinant cyprès

Décalcomania

La vague

Le taureau

Sans titre