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dimanche 11 novembre 2012

JOSEPH KOSUTH

Joseph Kosuth, en réaction contre l’école formaliste américaine, abandonne la peinture sitôt ses études d'art achevées. Pour lui, l’art doit se fonder sur des propositions positives, alors que les questions d’ordre formel ou celles touchant à la personnalité de l’artiste ne le sont jamais absolument. En théoricien de l’Art conceptuel, dont il devient rapidement une figure majeure, il affirme que l’art, par les efforts de l’artiste, ne peut que mettre l’art en question, en l’interrogeant sur sa propre nature : "Le ready-made fit de l’art une question de fonction. Cette transformation – ce passage de l’apparence à la conception – marquera le début de l’art moderne et de l’Art conceptuel. Tout l’art après Duchamp est conceptuel" (Art after philosophy, 1969). Il reprend la formule du peintre Ad Reinhardt "Art as art as art", l’adapte à ses vues "Art as idea as idea", et parvient à une proposition satisfaisante : "l’idée de l’art et l’art sont la même chose". Prenant exemple sur l’analyse logique, il reconnaît que les tautologies sont les seules propositions valables puisque, comme l’art, elles restent vraies en vertu d’elles-mêmes : "L’art est une tautologie. L’art est la définition de l’art".
L’ensemble de son œuvre jusqu’à aujourd’hui s’élabore au plus près de ces schémas. Ses pièces n’apparaissent pleinement à la conscience du spectateur qu’au moment même de la lecture du texte qui y figure. Les objets encore présents dans les Proto-investigations de 1965 disparaissent ensuite pour n'être plus qu'un texte placardé, indice suffisant de l’existence de l’œuvre.

http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/kosuth/kosuth.htm

One and tree chairs

Clear square glass leaning

Four colors four words

Joseph Kosuth

29032012380

dimanche 4 novembre 2012

FRANÇOIS MORELLET

Obéissant à des préoccupations collectives, la peinture de François Morellet tente l'évacuation de la subjectivité individuelle. Son art, délivré de tout romantisme, adopte une forme abstraite dans les années 1950. Sous l'influence de Pierre Dmitrienko et marqué par l'exemple de Mondrian, François Morellet adopte un langage géométrique composé de formes simples, en limitant les couleurs et en organisant le tout dans des compositions élémentaires sur deux dimensions. Il est l'un des créateurs de l'art cinétique au sein du Groupe de recherche d'art visuel (GRAV) et entend créer, avec le mouvement international de la Nouvelle Tendance, un art expérimental se basant sur les connaissances scientifiques de la perception visuelle. Dans les années 1960, François Morellet crée des installations avec des tubes de néon, pour en venir à un style des plus dépouillé, ses oeuvres jouant avec l'espace environnant de même qu'avec leur support. François Morellet, précurseur du minimalisme, est sans conteste l'un des artistes majeurs de l'abstraction géométrique de la seconde moitié du XXe siècle.

http://www.evene.fr/celebre/biographie/francois-morellet-24591.php

François Morellet devant "de temps en temps"

2 trames 45°-135° de néons interférents

Décrochage n°5

L'avalanche

Pi roccoco n°21, 1=75°

Courtesy Zurich

DANIEL BUREN


Formé à l'Ecole des métiers d'art, Daniel Buren a l'art traditionnel en horreur. Son goût pour les rayures lui vient de l'emploi dans ses premières oeuvres de tissu industriel à larges bandes verticales, rayures devenues très vite une signature à part entière, même si l'artiste ne se cantonne pas à la simple déclinaison de ce motif. Il accompagne ses installations sonores et visuelles de notes explicatives, s'érigeant ainsi en théoricien de son propre travail. Le 24 décembre 1966, il forme avec Mosset, Parmentier et Toronile groupe BMPT, proche des positions de l'Internationale situationniste (qui ont largement inspiré la révolte de mai 68). Buren installe ses créations minimalistes dans des lieux publics afin de les dévoyer, selon une vision subversive de l'art. Effectivement, ses oeuvres monumentales place des Terreaux à Lyon et dans la cour du Palais-Royal de Paris(les fameuses 'Colonnes de Buren') ont été plus que controversées dès leur mise en chantier, en 1985... Ce qui n'empêche pas cet artiste d'être reconnu et exposé dans le monde entier. En 1986, il obtient le Lion d'or à la Biennale de Venise. En 2012, dans le cadre du projet Monumenta et après le Leviathan d'Anish Kapoor, il crée une œuvre spécialement conçue pour la nef du Grand Palais. 
Les anneaux de Nantes

Les colonnes Buren

Buren au grand Palais

Grand Palais

La cabane éclatée

samedi 3 novembre 2012

GIUSEPPE PENONE

 Giuseppe Penone est associé au mouvement de l'Arte Povera, qui décrit une attitude (plutôt qu'un mouvement à part entière) qui prône - dès la fin des années 60 - le retour de l'art à l'essentiel en engageant notamment une réflexion sur la relation entre nature et culture.
L'oeuvre de Giuseppe Penone est caractérisée par l’emploi de matériaux comme le bois, le marbre, la résine végétale, le bronze ou la graphite.
Artiste profondément singulier au sein de ce mouvement, Giuseppe Penone développe depuis une oeuvre de sculpteur qui se caractérise par une interrogation permanente et poétique des rapports de l'homme et de la nature ainsi que par un travail sans cesse renouvelé sur le geste et la trace, la trace que l'on laisse, le geste qui façonne notre mémoire.

"La condition de l'eau est l'horizontalité,

la condition de la sculpture est la verticalité.
Lever l'eau est un moment poétique.

La condition de l'eau est d'être informe, la condition de la sculpture est la forme.
Donner une forme à l'eau est un moment poétique.
La condition de l'eau est la fluidité, la mutation,
la condition de la sculpture est la solidité, la permanence.
Donner de la solidité à l'eau est un moment poétique.

Lever l'eau pour la boire est une nécessité vitale,
visualiser cet événement
c'est construire quelque chose qui nous ressemble."

Penone


http://www.moreeuw.com/histoire-art/giuseppe-penone.htm

La main

Rotterdam

Respiere l'ombre



Cèdre de Versailles





Dépouille d'or sur épines d'acacia

CLEMENCE JOLY

"Avis aux végétariens et aux âmes sensibles : aucun animal n'a subi de boucherie sanglante pour réaliser cette image. Juste des fibres naturelles, de l'assouplissant laine et des heures passées à jouer des aiguilles au coin du feu. Nos coeurs de bêtes carnivores fondent devant la tendresse de ces morceaux de choix finement tricotés, doux comme des agneaux (élevés sous la mère). Cette vitrine d'une mercerie londonienne a été rhabillée pour l'hiver 2010 par la jeune designer Clémence Joly. Ses créations rappellent que si la viande a moins la cote ces derniers temps chez les bobos tendances bio, le tricot en revanche connait un retour de branchitude pour revêtir les formes les plus originales. Laissez-vous aussi tenter par la maille new generation. Pourquoi pas des tripes à la mode mohair ou du boudin façon alpaga ?"
Beaux Arts magasin

The Wool Butchery



 



CLAUDE LEVEQUE

Claude Lévêque fait partie de ces artistes qui seraient tombés comme par hasard dans l'art contemporain. Né dans la Nièvre, il étudie à l'Ecole des Beaux-Arts, mais ce n'est qu'à Paris, à la fin des années 1970, qu'il découvre l'art contemporain, grâce à une exposition de Christian Boltanski à Créteil. Il parcourt alors divers champs créatifs, notamment la pub, la mode ou la musique, et, au cours des années 1980, puise ses influences dans les milieux noctambules et festifs parisiens.Il participe à sa première exposition collective en 1982, à la Maison des Arts de Créteil, avec l'installation Grand Hôtel, qui annonce son travail à venir. Les oeuvres de Claude Lévêque sont des sortes d'installations-expositions réalisées in situ et adaptées au lieu, qui immergent le spectateur dans un univers et une atmosphère totalement inventés par l'artiste. Selon Lévêque, « une oeuvre est réussie quand le spectateur ne peut pas la supporter plus de trois secondes ». Selon le critique et commissaire d'exposition Eric Troncy, Claude Lévêque sait « extirper de la violence du quotidien une forme inédite de beauté dont le caractère insupportable est l'un des éléments de fascination ».Claude Lévêque est représenté en France par la galerie Kamel Mennour.

http://www.premiere.fr/Star/Claude-LEVEQUE-111636

Peste

Hymne

Anniversaire

Age atomique

Le grand sommeil

YAYOI KUSAMA


Kusama est une des plus grandes artistes contemporaines au Japon. Le travail de Kusama, qu’elle qualifie d’obsessionnel, est fondé sur la répétition et la multiplication de signes. Enfant, Kusama avait eu la vision hallucinatoire d’un motif en forme de pois décorant une nappe familiale se répéter dans la pièce. Dès lors, son univers en sera peuplé et ses installations habitées d’une multitude de pois colorés mais aussi de miroirs ou de formes phalliques répétées à l’infini. Après les corps peints viendront les vêtements puis des espaces entiers seront couverts de points, du ciel au plafond. Mais elle ne crée pas mécaniquement. Elle invente à chaque fois une manière d'agencer ces points dans l'espace, variant les couleurs, les tailles, les atmosphères, les matériaux, les éclairages. 
Libération sexuelle, critique violente de la société de consommation et politisation de l'art deviennent l'enjeu majeur de ses performances. Cette rébellion des corps représente l'un des apports les plus singuliers de Kusama. Par cette émancipation, elle participe à la quête d'une autonomie à la fois physique, sexuelle et intellectuelle, associant féminisme et performance.
La force de Yayoi Kusama est de ne se cantonner à rien, de faire appel à des techniques variées pour exprimer ses questions et ses obsessions. Ses créations frappent le regard par leur efficacité, tout en distillant des émotions et des interrogations qui nous renvoient à notre inconscient, notre éducation, notre culture. 


I'm here but nothing

Look at the Gathering of Women in Saerch of Love

Prisoner's Door

Infinity Mirrored Room

Kusama + Louis Vuitton

Heaven & Earth

store MELISSA

"Une fresque de Post-It a été réalisée sur la façade du concept store Melissa à São Paulo en 2011. 350000 Post-It et non moins de 25 designers ont été nécessaires pour venir à bout de ces installations éphémères.
Il paraît qu'il y a encore des employés qui parviennent à s'ennuyer au bureau. Et que tout ce qu'ils ont trouvé pour rompre leur ronron salarié, c'est de dessiner à coups de Post-It sur leurs fenêtres. C'est ainsi que Lapin crétin, Pacman et autres Space Invaders ont envahi de leurs gros pixels jaunes, bleus ou rose fluo les open spaces où végètent ces enfants de Twitter et Facebook. Pour le lancement d'une paire de chaussures répondant au doux nom de Power of Love, une agence marketing brésilienne s'est emparée de la tendance, et a envahi une galerie à ciel ouvert de São Paulo d'une fresque évolutive de 350000 Post-It. Fleurs au pouvoir y succèdent à l'horizon de gratte ciel. En tout, cinq mois de travail : tout ça pour faire croire à la possibilité d'une poésie bureautique ?"
Beaux Art magazine



JAMES LEE BYARS

"Je veux un temple de perles avec une porte ouverte d'une soixantaine de centimètres de hauteur qui oblige les gens à ramper pour entrer." Byars

" En plus de sa personnalité exceptionnelle, inclassable, bizarre, son oeuvre – qui n'est pas séparable de sa vie - occupe une place singulière dans l'art du XXe siècle. En quête d'absolu, de perfection et de spiritualité, le plasticien américain James Lee Byars mène une recherche picturale et philosophique quasi scientifique qui l'amène à développer un style très personnel fondé sur les formes épurées,minimalistes et hermétiques du cercle, de la sphère, du cylindre, de la pyramide - des formes géométriques simples chargées d'une valeur symbolique profonde qui interpelle à la fois l'essence et l'absence des choses. Habité par un sens aigu de l'éphémère, ses oeuvres énigmatiques, mystérieuses et poétiques prennent la forme d'attitudes, de performances, d'installations ou d'éditions. Il travaille des matériaux durs et brillants : le grès, le marbre, le verre et l'or qui, tout comme ses couleurs de prédilection - le noir, le rouge, le blanc, le doré -, évoquent cette recherche de perfection et d'absolu."


L'Ange rouge de Marseille


Angel


  Exposition à la MAMAC de Nice

 The white figures




samedi 29 septembre 2012

USE/NUMEN

"Les designers de Use/Numen de Vienne et de Zagreb avaient tissé un réseau de ruban adhésif autour d’échafaudages pour le DMY Berlin 2010. Une rencontre artistique au plus haut niveau. Cette installation avait été réalisée dans l’ancien aéroport de Tempelhof. Le résultat a été féérique."

http://www.zeutch.com/cool/dmy-berlin-2010-12972





JONPASANG


"Hyper-Matrix est une installation du collectif d’artistes coréen J o n p a s a n g réalisée lors de la Yeosu Expo 2012 dans le pavillon Hyundai. Une création impressionnante constituée de trois murs immenses qui prennent vie alors que les “pixels” qui les composent s’animent. Le résultat est magnifique ! (making of juste en dessous)"

http://www.ufunk.net/artistes/hyper-matrix-installation/