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mardi 13 novembre 2012

MARINA ABRAMOVIC ET ULAY

Marina Abramovic et Ulay était un duo et un couple d'artistes de la performance qui sont parmi les pionniers qui ont développé ce que l'on appelle l'art corporel ( Body art ). Ils ont travaillé ensemble de 1976 à 1989. Souvent très simples et conceptuelles, leurs performances ramenaient chaque action à leur plus simple expression, c'est-à-dire qu'en cherchant les limites corporelles par des actions souvent brutales et répétitives ils présentaient au public une expérience où l'on sentait plus l'aspect physique du corps que sa symbolique.
Des exemples, il y en a plusieurs. Ils se sont entre autres giflés pendant des heures, se sont foncé corps contre corps à répétition, tourné en rond en camionnette pendant des heures aussi, se sont collé bouche contre bouche et respiré l'aire que l'autre expirait, etc. Leur dernière performance en duo et aussi la séparation de leur couple a donné lieu à une autre performance très exigeante pour les deux artistes, mais aussi très poétique. Cette performance consistait à marcher sur la Muraille de Chine en partant chacun de l'une des deux extrémités jusqu'à ce qu'ils se rencontrent. Ils ont chacun marché 2000 km.
Après leur séparation, Marina Abramovic a continué une carrière solo qui la rendra très célèbre. Au début, elle a continué dans une approche très extrême. Lors d'une performance, il y avait une table avec plusieurs objets, dont un révolver, et le public était invité à intervenir sans qu'elle ne réagisse. Certaines interventions ont été de l'ordre de l'agression. Sa pratique a ensuite pris une tournure un peu plus spirituelle comme si après les limites du corps venait le spirituel. En 1997, elle faisait la célèbre performance à la Biennale de Venise où elle brossait des os encore tachés de sang. En fait, il y avait une montagne d'os et elle était habillée d'une toge blanche qui a vite pris les couleurs de son environnement. Cette performance lui a valu le Lion d'or, le prix remis au meilleur pavillon de l'événement.
 
 
Rest Energy
 
Omslag en fragmenten uit: 3 performances
Imponderabilia

YOKO ONO

Yoko Ono était déjà une artiste active depuis le milieu des années 50. Elle avait déjà réalisé des performances avec John Cage, mais, malgré ses liens d'amitiés avec le créateur de Fluxus, George Marciunas, elle resta toujours un peu en dehors du mouvement : elle voulait avant tout rester une artiste indépendante. C'est néanmoins elle qui promu les activités de Fluxus au Japon et y fit connaître John Cage et les happenings de Kaprow.

Sa performance la plus connue est sans doute « Cut piece » qu'elle réalisa pour la première fois en 1964, au centre artistique de Sôgetsu (école d'ikebana) à Tôkyô. Agenouillée, elle invita le public à s'approcher et, à l'aide de ciseaux, à couper un morceau de son vêtement jusqu'à qu'elle soit nue.
Cette performance a reçu des explications diverses : témoignage de la fragilité et de la solitude d'une artiste ? manifestation politique contre le sexisme de la société des années 60 ?... Quoi qu'il en soit, ce happening fut marquant dans l'histoire de l'art et, sous diverses formes, il a été repris par d'autres artistes à travers le monde (voir article suivant),
Yoko Ono elle-même la refit plusieurs fois, notamment en 2003 à Paris mais dans un autre état d'esprit : agir pour la paix dans le monde. L'engagement pour la paix a toujours été au coeur de ses activités. On se rappelle du « bed-in for Peace » lors de sa lune de miel avec John Lennon en 1969...



Cut piece

dimanche 11 novembre 2012

STANLEY BROUWN


Selon Tiberghien, «Dans la catégorie des cartes mnémoniques, on peut ainsi compter les « cartes biographiques ». Ces cartes sont des biographies en tant qu’elles sont liées aux personnes qui les ont conçues à une certaine époque, dans la mesure ou elles traduisent à la fois quelque chose d’elles-mêmes et de l’époque en question» (1).
Harley, dans son livre Le pouvoir des cartes, dit qu’il n’est pas un collectionneur des cartes, au sens habituel du terme; mais qu’il achète des cartes comme un trésor pour des motifs très personnels.
«Tout comme un livre de famille ou un album de photographies de famille, je peux les lire comme un texte dont l’image est parlante, parce qu’elle évoque des paysages, des événements et des personnages de mon propre passé» (2). L’identité personnelle est toujours impliquée dans les cartes que nous collectionnons; les cartes poussent à travers nous-mêmes, dit-il.
Harley pense la carte comme biographique pour nombreux raisons: elle a elle-même une biographie en tant qu’objet matériel conçu, fabriqué et utilisé à une certaine époque; elle nous sert de lien avec la biographie de ses producteurs; elle est une biographie du paysage qu’elle dépeint, biographie plus éloquente que des nombreux paragraphes d’un discours écrit; et finalement, la carte nous renvoie à notre propre biographie.
On pourrait lire le travail de Stanley Brouwn, intitulé This Way Brouwn, comme un travail des petites cartes biographiques, en tant que produit de la mémoire des gens que l’ont fait? En 1962 à Amsterdam, l’artiste demandait à des passants de lui indiquer son chemin au moyen de croquis et de schémas dessinés sur de bouts de papiers. Les croquis furent conservés et estampillés.(3)
L’espace décrit est typiquement un espace existentiel, comme l’appelle Tiberghien. Chaque passant produit une figuration diagrammatique en fonction de la façon dont son corps est affecté par le souvenir de l’action: ce souvenir prend une allure gesticulée et graphique.
«Les gens parlent en faisant des croquis, explique Brouwn, et quelque fois parlent plus qu’ils ne dessinent. Sur les croquis on peut voir ce que les gens expliquent. Mais on ne peut voir ce qu’ils ont omis, ayant quelques difficultés à réaliser que ce qui va de soi pour eux nécessite d’être expliqué» (4)
L’ensemble de traits dans les cartes du travail comportent à la fois le dit et le non-dit, ce qui est supposé connu sans être identifié par l’interlocuteur, ce qu’il saisit sans que le dessin le montre. Les diagrammes, valent autant, si ce n’est plus, par ce qu’ils omettent que par ce qu’ils montrent. À la différence des autres cartes, que sont biographiques mais indirectement, dans les cartes du travail de Brouwn, «la bio-graphie est une écriture du vivant, un marquage qui tient lieu de plan et dont le caractère lacunaire laisse à l’imaginaire une place extrêmement variable».

http://www.arpla.fr/canal2/figureblog/?p=1776

This way brouwn



VITO ACCONCI


Vito Hannibal Acconci (né en 1940) est un artiste et écrivain basé à New York. Son œuvre protéiforme s’est d’abord manifestée dans la poésie, la performance, le film, la vidéo, le son, l’installation, la sculpture, puis avec la création du Studio Acconci, l’architecture et le design. Les écrits complets de l’artiste doivent paraître chez MIT Press et plusieurs expositions rétrospectives ont été récemment consacrées à son travail.
Dès 1959, Vito Acconci publie dans de nombreux magazines. tels que Art and Litterature, The Purple, Lines ou encore l’Anthologie des poètes américains. Diplômé du légendaire State University of Iowa Writer’s Workshop, Vito Hannibal Acconci crée en 1967 avec Bernadette Mayer la revue 0 to 9. Proche de la poésie concrète, sensible aux recherches esthétiques du minimalisme, il s’intéresse à la matérialité des signes, aux structures abstraites et conçoit la page comme une étendue à parcourir, un espace sur lequel agir. A cette même période, il réalise de nombreuses lecture-performances dans lesquelles il associe jeux de langage et déplacements.
A partir de 1969, avec Following Piece, Vito Acconci quitte l’espace de la page pour celui de la rue. Il réalise alors toute une série d’activités pour la caméra et de performances, enregistrées sous formes de photographies, films ou pièces sonores. L’écriture l’accompagne toujours que ce soit sous forme de poésies, scenarii, ou encore de textes descriptifs. Les enregistrements sonores (la voix d’Acconci ou celles d’autres « acteurs ») intègrent ses installations dans l’espace de la galerie. Celle-ci devient alors le lieu où il interpelle le visiteur par une expérience sensorielle forte. Le corps de l’artiste, mis en scène est utilisé comme terrain d’expérimentation., dont il explore les limites physiques et psychologiques. Vito Acconci redéfinit les relations entre l’objet et l’événement, le travail artistique et son inscription dans un contexte spatial et social, entre l’artiste et son public. S’interrogeant sur les conventions de notre environnement urbain et les relations qu’entretiennent espace public et espace privé, il écrit de nombreux textes qui combinent fiction et description de projets. Dans une attitude critique à l’égard des dogmes de l’architecte, il produit dans un premier temps des structures extensives et mobiles destinées à divers usages, le plus souvent communautaires. Dans un second temps, ses travaux vont s’orienter vers la commande publique.
En 1988, Vito Acconci fonde Acconci Studio, véritable cellule de travail réunissant des architectes et des artistes. Il oriente sa réflexion sur l’aménagement de l’espace urbain , et l’architecture domestique. Leurs recherches se développent à une échelle architecturale en relation avec l’environnement. En intervenant dans l’espace public (parc, aires de jeux…) Acconci Studio affirme son engagement à transformer ces espaces en lieux d’échanges et d’interrogation. Les projets et réalisations du Studio bousculent radicalement notre perception de l’espace public et de son usage.
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=486

Following piece

Trademarks

JOHN LATHAM


L'artiste conceptuel John Latham naît le 23 février 1921. Il décède en 2006 à Londres. Son oeuvre est liée à une théorie de l'art comme mode de connaissance, insistant sur le caractère essentiellement transitoire des réalités matérielles.
De 1946 à 1950, John Latham
étudie à la Chelsea School of Art.
Il commence à utiliser en 1954 la peinture au pistolet comme moyen de relier l'instantanéité de l'action et l'oeuvre picturale.
John Latham est cofondateur de l'Institute for the Study of Mental Images. Il met en avant le rôle des micro-événements comme unités fondamentales de l'Univers et envisage l'utilisation d'objets réels comme un mode de transposition de l'événement dans la peinture. 
En 1966, il crée l'Art Placement Group, dont l'objectif est de relier les artistes et l'industrie, le commerce et le gouvernement.
En 1976, Latham travaille en Ecosse sur le paysage industriel, cherchant des solutions esthétiques à la réutilisation des terrils et sur l'espace urbain autour de Glasgow.
Des expositions de son oeuvre se déroulent en 1975 à la Kunsthalle de Dusseldorf et en 1976 à la Tate Gallery de Londres.

http://www.moreeuw.com/histoire-art/biographie-john-latham.htm

Art et Culture

dimanche 4 novembre 2012

TIM DENEVAN

Dans le désert ou sur les plages de Californie, Jim Denevan habille les milieux naturels d’éphémères costumes qu'il taille dans le sable à l'aide d'un bâton ou d'un râteau. Parfois, il accroche son au porte-bagages d'un vélo avant de silonner les kilomètres de côte. Il en faut de la philosophie pour tracer patiemment ces milliers de cercles et les regarder disparaître, chassés pas le vent ou  la marée quelques heures seulement après leur dessin. Mais l'artiste, passionné de surf, sait apprécier le pouvoir des vagues. Rêveur, il saisit la beauté de l'instant comme si sans fugacité les choses ne valaient pas vraiment la peine...

Beaux arts magasin













samedi 3 novembre 2012

GINA PANE


Pour Gina Pane, le corps est « le coeur irréductible de l’être humain, sa partie la plus fragile. Il en a toujours été ainsi, sous tous les régimes et à tous les moments de l’Histoire. Et la blessure est la mémoire du corps : elle représente sa fragilité, sa douleur, donc sa véritable existence« .
Ainsi, son oeuvre est une succession de petites violences et de blessures plus ou moins légères qu’elle s’infligent à elle-même, avec la volonté d’être l’initiatrice de questionnements philosophiques et éthiques sur la thématique de l’existence. Cette démarche, pour tracer le lien avec le féminisme, n’est possible que dans les prémisses d’une émancipation des corps, notamment féminins, et s’inscrit dans ce courant comme une démarche sensée, qui nécessite une liberté de parole et d’exhibition nouvelle des femmes, et notamment des artistes en ce début des années 1970.


Action sentimentale

Action sentimentale

Death contro

L'escalade non anesthésiée

vendredi 2 novembre 2012

YVES KLEIN


Une couleur est le moyen d’atteindre la sensibilité. Pour Yves Klein, le monochrome permet d’éviter d’introduire dans la peinture un élément qui lui est extérieur, comme l’interprétation psychologique d’une forme. L’artiste  inaugura sa "Période Bleue » en 1957, et n'utilisera plus que cette couleur. "Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs elles en ont ... Toutes les couleurs amènent des associations d'idées concrètes ... tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible." Klein déposera le brevet d'une formule de bleu ultramarin, l'International Klein Blue (IKB), en 1960. 

« Adolescent, j’avais eu une révélation : le bleu du ciel était la couleur de l’infini, le champ libre de l’énergie universelle. Ce jour-là, je me suis mis à éprouver de la haine pour les oiseaux qui volaient dans mon beau ciel bleu. Ils essayaient de faire des trous dans la plus grand de mes œuvres. Mes propositions monochromes sont des images de la liberté »




samedi 29 septembre 2012

LIU BOLIN


Liu Bolin est un artiste contemporain chinois né en 1973 à Shandong.
Il est encore jeune sur la scène de la performance mais tend à un succès grandissant, et international. Diplomé en 2001 du département sculpture de la CAFA, Bolin conduit ses performances en jouant avec le corps comme s'il s'agissait de sculptures vivantes. Il s'intéresse à la question du corps dans l'environnement social : comment se fondre ou au contraire ressortir dans un paysage socio-culturel donné. Dans sa série "Camouflage", il travaille donc toujours en fonction du site dans lequel il conduit ses performances, en tenant compte des éléments visuels et émotionnels autant que des codes sociaux qui transparaissent dans ces lieux.







ALEXA MEADE



"Alexa Meade, 24 ans, ne peint pas de portraits à partir de modèles vivants, mais sur des modèles vivants. Bluffant."