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dimanche 11 novembre 2012

GORDON MATTA-CLARK


"Quand je détruis un bâtiment, je m’élève contre de multiples aspects de la condition sociale : j’ouvre un espace clos, conditionné non seulement par une nécessité physique, mais aussi par l’industrie qui prodigue des "boîtes" [boxes] en ville et en banlieue et s’assure par là même une clientèle passive et isolée – un public virtuellement captif."
Gordon Matta-Clark


http://www.editionslutanie.net/index.php?/project/gordon-matta-clark--ecrits/

Gordon Matta-Clark (22 juin 1943 – 27 août 1978) est un artiste américain connu pour ses œuvres sur site spécifique réalisées dans les années 1970. Il est célèbre pour ses « coupes de bâtiment» une série de travaux dans des bâtiments abandonnés dans lesquels il a enlevé des morceaux de planchers, de plafonds, et de murs et notamment "Conical Intersection" que la Biennale de Paris 1975 avait organisée : une percée architecturée dans le vif d'un immeuble rue Beaubourg, à la fois en face du Centre Georges Pompidou en construction et de l'appartement deGhislain Mollet-Viéville.


Conical Intersect
Bingo

Séparation

JOSEPH KOSUTH

Joseph Kosuth, en réaction contre l’école formaliste américaine, abandonne la peinture sitôt ses études d'art achevées. Pour lui, l’art doit se fonder sur des propositions positives, alors que les questions d’ordre formel ou celles touchant à la personnalité de l’artiste ne le sont jamais absolument. En théoricien de l’Art conceptuel, dont il devient rapidement une figure majeure, il affirme que l’art, par les efforts de l’artiste, ne peut que mettre l’art en question, en l’interrogeant sur sa propre nature : "Le ready-made fit de l’art une question de fonction. Cette transformation – ce passage de l’apparence à la conception – marquera le début de l’art moderne et de l’Art conceptuel. Tout l’art après Duchamp est conceptuel" (Art after philosophy, 1969). Il reprend la formule du peintre Ad Reinhardt "Art as art as art", l’adapte à ses vues "Art as idea as idea", et parvient à une proposition satisfaisante : "l’idée de l’art et l’art sont la même chose". Prenant exemple sur l’analyse logique, il reconnaît que les tautologies sont les seules propositions valables puisque, comme l’art, elles restent vraies en vertu d’elles-mêmes : "L’art est une tautologie. L’art est la définition de l’art".
L’ensemble de son œuvre jusqu’à aujourd’hui s’élabore au plus près de ces schémas. Ses pièces n’apparaissent pleinement à la conscience du spectateur qu’au moment même de la lecture du texte qui y figure. Les objets encore présents dans les Proto-investigations de 1965 disparaissent ensuite pour n'être plus qu'un texte placardé, indice suffisant de l’existence de l’œuvre.

http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/kosuth/kosuth.htm

One and tree chairs

Clear square glass leaning

Four colors four words

Joseph Kosuth

29032012380

ROBERT MORRIS

Card file est un fichier de bibliothèque listant sur chaque onglet une de opérations abstraites nécessaires à sa propre construction. Ici, le paradoxe réside dans la notion d’œuvre elle-même : le processus créateur est plus important que la création elle-même, la création n’est parfois plus nécessaire dans la mesure où le projet est déjà une production. Mais Card file représente la synthèse de cette dialectique : si l’exécution est exposée il n’en reste pas moins la présence de l’exécuté. Et c’est là où réside la tautologie absolument fermée de Morris : le réalisé représente la réalisation qui elle-même constitue le réalisé. Pourtant si le propre de cette tautologie est d’être fermée dans le chiasme habituel ; elle mène à un vaste champ réflexif ouvert.
            On peut dire qu’il s’agit en fait d’une marche réflexive. Par la mise en abyme de l’œuvre, le spectateur est entraîné dans une spirale infinie : la production ne semble pas achevée puisqu’elle propose comme « la recette » d’une autre production, elle renvoie même à une infinité de productions similaires. L’œuvre est de ce fait complètement désacralisée. Elle suggère en fait plusieurs choses : le processus créatif n’existe plus car il devient impersonnel, comme la fabrication d’un gâteau à partir d’une recette. L’action n’est plus réfléchissante comme au temps où l’artiste ne savait pas encore ce que son œuvre allait être et qu’il ne la découvrait qu’une fois achevée, comme étrangère à son acte, mais bien déterminante au sens où le concept précède l’œuvre : et ceci s’exprime d’autant plus parfaitement ici que le projet se confond avec l’œuvre, que l’œuvre représente le projet. Ici, l’œuvre de Morris s’apparente même à une revendication purement conceptuelle qui veut que
le projet soit une véritable création à part entière ; que la création soit de l’ordre de l’idée et non du sensible. Il ne s’agit pas néanmoins de la démarche de l’artisan pour qui le concept précède à l’ouvrage car le concept lui est  donné de l’extérieur. Or chez l’artiste conceptuel, il s’agit de création véritable de concept. Ainsi, le projet existe en tant que démarche artistique qui permet de faire de l’art sans œuvre. Mais cela n’induit-il pas un bouleversement de la notion d’art ?

http://sergecar.perso.neuf.fr/TPE/art_concept/art_concept9.htm

Card file

dimanche 4 novembre 2012

MAX ERNST

'Beau comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie', cette phrase de Lautréamont n'est pas sans rappeler les collages de Max Ernst. L'un des maîtres en la matière, puisant dans les différentes ressources pour constituer une oeuvre d'art, allant 'au delà de la peinture', Max Ernst est un artiste qui aura su marquer de son influence le grand mouvement surréaliste des années d'entre-guerre. Né en Allemagne, il abandonne rapidement ses études en philosophie et histoire de l'art, pour se consacrer à la peinture. Il s'initie tout d'abord à l'expressionnisme allemand, fonde le groupe des Dada de Cologne avec Arp et se rend à Paris auprès des artistes surréalistes de Montparnasse. Très vite, il expose à Paris, Berlin et New York, dont l'importante exposition 'Fantastic art, Dada and Surrealism' du Moma en 1936. Toujours à la recherche de nouvelles expérimentations, il invente le frottage, inspiré par le célèbre texte de Léonard de Vinci sur les possibilités de rêverie et d'invention offerte par les taches de murs. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il s'exile aux Etats-Unis aux côtés de peintres avant-gardistes tels Duchamp et Chagall et exercera une grande influence sur les peintres américains. Ce sont les biennales de Venise en 1954 qui lui vaudront, en remportant le grand prix, la reconnaissance publique et surtout financière. Ernst aura connu de par ses diverses expériences un parcours onirique à l'image de son art pluriel.

http://www.evene.fr/celebre/biographie/max-ernst-1474.php


Amboise

collage pour une semaine de bonté

L'évadé

Le jardin de France

Petite fille chassant les papillons

The dark gods

Collage pour une semaine de bonté

FRANCIS PICABIA



Artiste peintre, dandy notoire, Francis Martinez de Picabia accompagne les grands bouleversements de la peinture du début du XXe siècle. Dès son plus jeune âge, le Franco-Cubain se réfugie dans la peinture pour surmonter le deuil de sa mère et il n'a que 15 ans lorsqu'il envoie sa première toile, d'inspiration impressionniste, au Salon des artistes français. Attiré par le cubisme et l'art abstrait comme en témoigne une de ses toiles les plus célèbres, 'Undie', proche de Marcel Duchamp et de Tristan Tzara, il s'affirme dans une approche très avant-gardiste de la peinture. Influencé par un séjour à New York en 1913, passionné par l'automobile, l'univers de l'industrie et des machines constitue la source d'inspiration majeure de ses oeuvres dites 'mécanistes' comme 'Parade amoureuse' ou 'La Machine tourne vite'. Membre pendant quelque temps du mouvement Dada, Picabia ne cesse d'expérimenter de nouveaux matériaux (plumes, allumettes.. .) et de nouvelles pratiques (collage, poèmes visuels.. .). La liberté d'expression dont font preuve ses toiles s'exprime également dans sa poésie. Auteur de plusieurs recueils dont 'Cinquante-deux miroirs', 'Poèmes et dessins de la fille née sans mère', 'Poésie ron-ron', il explore les mystères de l'inconscient et du langage. Tantôt expressionniste et lyrique, tantôt abstrait et froid, Francis Picabia incarne un art libre et anticonformiste en perpétuelle révolution.


http://www.evene.fr/celebre/biographie/francis-picabia-622.php

Catax

Love parade

Udnie

Danse de Saint Guy

L'oiel cacodylate

JEAN DUBUFFET

Jean Dubuffet a suivi des cours aux Beaux-Arts du Havre, a fréquenté nombre d'artistes lors de son emménagement dans le quartier Latin de Paris, mais il a longuement hésité entre une carrière artistique et la reprise de la société vinicole paternelle. Doutant sérieusement des valeurs véhiculées par la culture, il cesse même de peindre durant plusieurs années. C'est la découverte de 'l' art brut' - art pratiqué par des autodidactes, sans référence à l'histoire de l'art - qui le réconcilie avec cette activité. En 1945, son exposition à la galerie Drouin reçoit un accueil mitigé, ses oeuvres sont moquées voire saccagées, tandis qu'à New York, le succès est immédiat. Il y fonde le 'Foyer' puis la 'Compagnie de l'art brut' avec André Breton. Il s'inspire des graffitis, des dessins d'enfants ou de malades mentaux, qu'il juge plus authentiques. On lui doit entre autres 'Le groupe de quatre arbres' en polystyrène à la Chase Manhattan Bank et le cycle 'L' Hourloupe'. En 1962 se produit déjà sa première rétrospective au fameux MOMA de New York.

http://www.evene.fr/celebre/biographie/jean-dubuffet-1487.php

Radieux météore




Le cosmorama IV
  
Site de l'homme assis

Mire G21

Episode

MARCEL DUCHAMP


D'abord caricaturiste pour des journaux, Marcel Duchamp va devenir une référence pour la majorité des artistescontemporains. En 1912, il propose le 'Nu descendant d'un escalier' au Salon des Indépendants de Paris. La réception est médiocre, contrairement à l'Armory show de New Yorkl'année suivante. Mais c'est surtout 'La Fontaine' qui va marquer les esprits : un simple bidet renversé et baptisé ainsi. Le 'ready-made' est lancé, qui consiste à hisser un objet manufacturé au rang d'oeuvre d'art par le seul choix de l'artiste. Il enchaîne avec 'La Mariée mise à nu par ses célibataires, même', une somme d'expériences originales, placées aujourd'hui au musée de Philadelphie, et dans lesquelles il se moque gentiment de la science. Avec André Breton, il organise l'exposition First Papers of Surrealism à New York en 1942, et se révèle très proche de ce qui deviendra la sensibilité dadaïste. Bénéficiant de l'appui desArensberg, ses mécènes, il obtient la nationalité américaineen 1955. Il a également collaboré avec Man Ray à de nombreuses reprises.

http://www.evene.fr/celebre/biographie/marcel-duchamp-2837.php

Nu descant l'escalier
Mona Lisa aux moustaches


Fontaine

Roue de bicyclette

Porte bouteille


RON MUECK


Ron Mueck est un artiste australien, né à la fin des années 50 à Melbourne. 
Le travail de Ron Mueck s’inscrit dans le courant d’art contemporain de l’hyperréalisme. Ses sculptures tentent de reproduire à la perfection certains moments de la vie des hommes (naissance, vieillesse, mort) tout en offrant à l’œuvre une personnalité et une place dans notre société. Mais malgré un réalisme flagrant, un détail vient placer la sculpture dans un autre univers que le notre : la taille de la sculpture. Aucune d’entre elles ne fait la taille qu’elle devrait avoir dans la vraie vie, elle est soit beaucoup plus petite soit gigantesque. L’artiste créé aussi bien un petit garçon de 5 mètres de haut qu’un couple d’environ 40 centimètres. Faire des œuvres de taille “réelle” ne l’intéresse pas puisque, et il le dit lui-même, ” on voit des gens de taille humaine tous les jours ! “.Voici par exemple son autoportrait. À la différence de la majorité des œuvres, il est préférable de prendre en photo l’environnement qui entoure la sculpture, afin d’avoir un rapport de taille avec les visiteurs présents.
Son travail se rapproche un peu des personnages de Duane Hanson, avec une approche tout de même différente puisque la plupart des corps sont nus, comme dans le travail de John De Andrea. Le travail de Ron Mueck est malgré tout plus précis, plus réaliste encore, comme dans les portraits de Chuck Close. L’émotion qui se dégage de ces sculptures peut se rapprocher en partie de certaines toiles de Lucian Freud, Stanley Spencer ou encore Jenny Saville.
Pour créer ses sculptures, Ron Mueck doit procéder par plusieurs étapes : croquis, ébauches, structure métallique, sculpture en terre, moulage en silicone ou en résine polyester, peinture à l’huile pour les détails (grains de beauté, rides, veines…). Certaines œuvres sont réalisées en fibre de verre, plus adaptée selon le format final.Notons que Ron Mueck représente généralement des personnages dans leur ensemble et s’il ne montre qu’une partie, c’est systématiquement le visage car c’est cette zone qui façonne la personnalité.
Les œuvres sont placées dans des situations bien précises et libre à chaque visiteur d’interpréter, voire d’imaginer des liens entre les différents personnages. Ron Mueck a traité à peu près tous les moments de la vie, de la naissance à la mort mais l’ensemble est teinté d’une touche de mélancolie. Aucun “personnage” ne sourit et on perçoit souvent une solitude, une souffrance ou une tristesse sous-jacente. Le visiteur peut à la fois se retrouver dans certaines situations et en même temps il reste spectateur de cette représentation qui n’a pas lieu d’être dans la réalité puisque trop petite ou trop grande


la naissance

L'enfance

L'âge adutlte

Enceinte


la vieillesse

DANIEL BUREN


Formé à l'Ecole des métiers d'art, Daniel Buren a l'art traditionnel en horreur. Son goût pour les rayures lui vient de l'emploi dans ses premières oeuvres de tissu industriel à larges bandes verticales, rayures devenues très vite une signature à part entière, même si l'artiste ne se cantonne pas à la simple déclinaison de ce motif. Il accompagne ses installations sonores et visuelles de notes explicatives, s'érigeant ainsi en théoricien de son propre travail. Le 24 décembre 1966, il forme avec Mosset, Parmentier et Toronile groupe BMPT, proche des positions de l'Internationale situationniste (qui ont largement inspiré la révolte de mai 68). Buren installe ses créations minimalistes dans des lieux publics afin de les dévoyer, selon une vision subversive de l'art. Effectivement, ses oeuvres monumentales place des Terreaux à Lyon et dans la cour du Palais-Royal de Paris(les fameuses 'Colonnes de Buren') ont été plus que controversées dès leur mise en chantier, en 1985... Ce qui n'empêche pas cet artiste d'être reconnu et exposé dans le monde entier. En 1986, il obtient le Lion d'or à la Biennale de Venise. En 2012, dans le cadre du projet Monumenta et après le Leviathan d'Anish Kapoor, il crée une œuvre spécialement conçue pour la nef du Grand Palais. 
Les anneaux de Nantes

Les colonnes Buren

Buren au grand Palais

Grand Palais

La cabane éclatée

SALVADOR DALI


"Entre ses moustaches inimitables, ses apparitions loufoques et son oeuvre révolutionnaire, Salvador Dali redéfinit le surréalisme d'un coup de pinceau. Sa fascination pour la psychanalyse marque l'ensemble de son travail, notamment grâce à sa ''méthode paranoïaque-critique''. L'artiste puise dans ses psychoses et peint ses obsessions les plus enfouies. Motivé par son amour pour Gala, il captive le monde avec des toiles réalistes dans lesquelles le désir tient la vedette. Celui qui se surnomme lui-même le ''pervers polymorphe'' construit sa démarche autour d'univers érotiques intrigants qui chamboulent le monde de l'art. Sous ses doigts naissent des courbes et des représentations phalliques - telle une corne de rhinocéros - qui se multiplient au gré des tableaux. Provocateur à souhait, Dali crée l'événement à chaque apparition et devient rapidement un phénomène médiatique. Mais ses premières amours lui reviennent lors de son exil à New York. Il renoue avec l'impressionnisme et revisite alors l'iconographie issue de la Renaissance ainsi que ses thèmes sacrés. Si le style change, les notions de mysticisme et de dualité restent constantes : de l'image double qui ne fait qu'une par effet d'optique au double langage de toute chose. A l'évocation de son nom, adulation et critique se mêlent amoureusement mais le génie de Salvador Dali, autant dans son maniement des pinceaux que dans celui de l'opinion publique, est incontestable."

http://www.evene.fr/celebre/biographie/salvador-dali-1492.php

Maison de Salvador Dali à Cadaques

Rêve causé par le vol d'une abeille  autour d'une pomme-grenade  une seconde avant l'éveil

Galatée aux sphères

La désintégration de la persistance de la mémoire

Le grand masturbateur

samedi 3 novembre 2012

NIKI DE SAINT PHALLE

Née en France, Niki de Saint Phalle a suivi sa famille aux Etats-Unis suite à un krach boursier. Fortement perturbée par un père incestueux, elle travaille d'abord comme mannequin pour 'Vogue', 'Life' et 'Elle'. Puis elle débute sa carrière artistique, encouragée par le peintre Hugh Weiss. 'Les tirs', performances durant lesquelles des spectateurs sont invités à tirer à la carabine sur des poches de couleur, éclaboussant ainsi des assemblages de plâtre, la rendent célèbre. Elle intègre alors le cercle des 'nouveaux réalistes', jouant le rôle de médiatrice entre les avant-gardes française et américaine. Elle crée des ex voto, puis des 'Nanas',femmes plantureuses et colorées en grillage, papier mâché et polyester. Ses oeuvres plus tardives comme la 'Fontaine Igor Stravinski' à Paris, le 'Jardin des Tarots' en Toscane, ou les 'Meta-Tinguely' en hommage à son mari disparu, mêlent poésie et humour, esprit du jeu et angoisse. Engagée dans l'association AIDS, Niki de Saint Phalle succombe à une maladie respiratoire liée aux vapeurs toxiques inhalées durant la préparation de ses oeuvres.

http://www.evene.fr/celebre/biographie/niki-de-saint-phalle-5739.php

Drôle de mort


Sagittarius Vase


Le jardin des Tarots